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  • Ateliers cinq épices

L’alimentation locale, une affaire de famille (partie 1)

Dernière mise à jour : 7 févr.

Est-ce qu’un concombre, ça pousse à l’épicerie ? Les ananas, on les cueille dans un arbre comme des pommes ? Et le lait, il coule dans un ruisseau comme l’eau ? Parler d’alimentation avec les enfants permet de les introduire à de nombreux concepts importants, mais parfois, on ne sait pas par où commencer !


Cet article est la première partie d’un blogue sur l’alimentation locale et il est une introduction sur le sujet. Voyez comment ajouter des aliments québécois dans votre assiette toute l’année.


Marché local d'été à l'extérieur où les fermiers viennent vendre leurs légumes - radis, épinards, asperges, laitues, céleris

Manger local, c’est quoi ?

L’alimentation locale gagne en popularité depuis quelques années, mais pour introduire ce concept dans notre vie et dans celle de nos jeunes, il faut tout d’abord s’entendre sur la définition de ce dernier ! À la création du mouvement au début des années 2000, l’alimentation locale faisait surtout référence à une limite géographique. Plus précisément, dans l’alimentation « locavore », le but était de s’approvisionner avec des aliments ayant été cultivés dans un rayon de 160 km.


Cependant, le climat du Québec étant vastement différent du chaud climat de la Californie, état ayant vu naître le concept de l’alimentation « locavore », une limite de moins de 200 kilomètres peut être restrictive et difficile à appliquer. De plus, des études démontrent que certains aliments cultivés en serre pendant l’hiver au Québec ont un impact environnemental plus grand que leurs équivalents cultivés dans un pays situé au sud de la frontière américaine et ayant voyagé jusqu’au Québec (c’est le cas, par exemple, des tomates du Mexique).


Au Québec, il est donc possible d’essayer de choisir des aliments de la région ou même de la province, selon ce qui est disponible autour de nous. Suivre les saisons est aussi une excellente manière de manger plus locale. Ainsi, l’alimentation locale à plusieurs dimensions et il y a de nombreuses manières de l’incorporer dans notre quotidien et dans celui de nos jeunes, sans induire du stress ou de la culpabilité.


Manger local, mais comment s'y prendre?

Voici quelques façons de faire une plus grande place à l’alimentation locale dans notre assiette :


1- Reconnaitre les aliments locaux:


Pour reconnaitre les aliments d’ici, il faut parfois porter attention à l’étiquette ou aux informations entourant le produit. Les commerçants doivent indiquer l’origine québécoise des fruits et légumes en utilisant une des expressions suivantes : Produit du Québec, Cultivé au Québec ou Récolté au Québec.

Logos Les aliments du Québec et les aliments préparés au Québec

Pour nous aider, des logos et termes protégés existent :

  • Le logo Aliment du Québec : Pour porter ce logo jaune et bleu, un minimum de 85% des ingrédients doit être d’origine québécoise.


  • Le logo Aliments préparés au Québec : Pour afficher ce logo, le produit doit être complètement transformé et emballé au Québec. Il ne garantit cependant pas que les ingrédients viennent de notre province.


Logos - La version biologique des aliments du Québec et préparés au Québec
Il existe aussi la version biologique de ces deux logos

2-Manger au rythme des saisons


Manger un peu plus au rythme des saisons est une excellente manière de manger de façon plus locale. De même, c’est une excellente manière d’expliquer aux enfants plusieurs concepts reliés à l’alimentation. Voici quelques trucs pour mieux s’y retrouver :

  • Suivre un calendrier d’arrivage des fruits et légumes : Il existe des calendriers, comme celui de Mangez Québec, qui permettent de voir en un seul coup d’œil le mois d’arrivée et de départ des différents fruits et légumes qui poussent au Québec. Il est possible de s’y fier afin de savoir quand ces aliments seront les plus frais et au meilleur prix! https://mangezquebec.com/assets/Calendrier-disponiblits-fruits-et-lgumes-2020.pdf


  • Faire des réserves lorsqu’on a la possibilité : Une bonne manière d’amener la fraicheur (et les bas prix) des saisons chaudes avec nous toute l’année et de faire des réserves. Il existe différentes manières de faire des provisions. Certaines demandent très peu de matériel comme la congélation ou le séchage à l’air, et d’autres qui en demande un peu plus, comme la mise en conserve.


Bol de bleuets surgelés sur une table en bois


Gardez en tête que manger de façon plus locale ne demande pas d’atteindre la perfection et ne nécessite surtout pas d’éliminer tous les articles non québécois de l’assiette !


La deuxième partie de ce blogue abordera des trucs plus concrets pour inclure les enfants dans la conversation et sur la provenance des aliments.


Pensez-vous ajouter plus d'aliments locaux dans vos repas ?




Merci à Gabrielle Lehoux stagiaire en nutrition 2022 qui a rédigé cet article.


Mention de source : Megan (markham) Bucknall de Pexels

Veran Stanojevic de Pexels

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